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Disconnecteur

Les réseaux d’eau potable desservent aussi bien les installations urbaines qu’agricoles, et industrielles… Préserver une bonne qualité d’eau, c’est anticiper tout risque de pollution des réseaux. Par siphonage ou surpression, le retour d’eau se produit lorsque le sens normal du fluide est inversé dans le circuit de distribution. Ce retour peut ramener au réseau général de l’eau polluée et ainsi contaminer l’eau potable.

Installer des disconnecteurs à chaque endroit à risque est primordial : piscines, chaufferie, hôpitaux, bâtiments agricoles, chimie… Les risques de pollution des réseaux public ou privé sont réels, les dispositifs anti-pollution protègent les installations. La législation impose à toute personne propriétaire d’une installation raccordée au réseau d’eau potable de protéger ce dernier à hauteur des risques qu’il lui fait courir (chimique, bactériologique, etc.). Un contrôle annuel des dispositifs anti-pollution est donc imposé.

Disconnecteur
Disconnecteur

Quelle est l’utilité d’un disconnecteur ?

L’eau qu’utilisent les ménages, les entreprises et les industries agricoles provient en majorité d’un réseau public. Ces installations comportent des canalisations et autres dispositifs, le risque de pollution n’est jamais loin. Il est donc essentiel de protéger ses installations des dangers potentiels qui pourraient affecter la qualité de l’eau à consommer. Le disconnecteur est considéré comme le principal dispositif de sécurité dans toute installation de chauffage. C’est lui qui obstrue le passage à tout type de polluant, surtout les eaux d’évacuation. Le disconnecteur isole automatiquement les réseaux public et privé. Il garantit l’utilisation et la consommation d’eau potable à tout instant, quels que soient les dysfonctionnements observés sur le réseau. Lorsqu’il juge que l’eau est potable, le disconnecteur autorise le remplissage de l’installation. Pour ce faire, il envoie une grande quantité d’eau froide via le robinet de remplissage. On pourrait donc qualifier le disconnecteur de régulateur général du système de chauffage d’eau.

Fonctionnement

Tout système de chauffage est relié à un réseau de distribution d’eau, c’est la condition pour bénéficier d’eau courante potable. Le système est mis en marche puis coupé grâce à une vanne. Cependant, le disconnecteur permet la continuité de l’obtention d’eau de bonne qualité. Lorsque la vanne ouvre le circuit, cela peut drainer de l’eau souillée. L’installation peut également subir des fuites. Dans ce cas, tout le système peut être mis à mal. Le réseau fournisseur peut débiter une pression d’eau supérieure à celle prévue par les installations de l’utilisateur, on parle dans ce cas de surpression. L’usage d’un disconnecteur permettra de résoudre la panne. Dans un second cas, c’est la situation inverse qui se produit, la pression envoyée par le réseau du fournisseur est inférieure à celle de l’installation du consommateur. C’est en ce moment que le risque de pollution devient très élevé. Le liquide caloporteur aura tendance à s’incruster dans le circuit d’eau potable, or ce type de liquide contient de nombreuses substances toxiques impropres à la consommation. Le disconnecteur est chargé de rediriger cette eau refoulée vers la décharge.

Le disconnecteur fonctionne donc selon un principe fondamental. Il doit obstruer le retour d’eau polluée sans empêcher le système de fonctionner. L’organe est composé de 3 clapets. Ce sont les soupapes par lesquelles l’entrave est établie. Elles empêchent le fluide de passer dans le système de chauffage. Ces trois dispositifs sont tous reliés à une chambre commune. Le premier clapet intervient au niveau des installations du fournisseur d’eau, en amont du système. Quand il s’actionne, il interdit au refoulement du liquide d’accéder au circuit d’eau potable, c’est un clapet antiretour. Du côté de l’utilisateur, le disconnecteur déploie son clapet taré. C’est lui qui autorise le passage de l’eau potable jusqu’au remplissage du réservoir. Pour qu’il s’actionne, l’éviction de l’eau souillée aura été effective en amont, c’est donc en aval que le clapet taré intervient. Lorsque le liquide refoulé bute contre le système antiretour, il cherche néanmoins à faire fuite. C’est en ce moment que le clapet de décharge s’ouvre du côté des égouts pour laisser passer la pollution. L’évacuation de l’eau souillée dans les égouts est ainsi assurée et le circuit d’eau potable continue en ce moment de fonctionner normalement.

Certaines installations sont plus exposées aux risques de pollution. La loi sanitaire les classe dans la catégorie des « installations à haut risque » comme les chauffages industriels ou collectifs dotés d’une puissance supérieure à 70 K. C’est le disconnecteur BA qui convient pour ces types d’installation. Ce réseau dispose de 3 zones de pressions réduites. Chacune de ces zones est contrôlée par le disconnecteur BA, grâce à sa sortie de manomètre. Ce type d’installation doit être effectué par un professionnel agréé, ce dernier doit mener avant tout, des démarches auprès des autorités sanitaires. Au nombre des formalités, la loi prévoit la déclaration de pose, elle doit intervenir 2 mois au moins avant la date fixée pour l’installation du système. Elle est suivie de l’avis de mise en service. Ce certificat intervient après que les services compétents aient évalué la conformité du dispositif. Le dépôt d’une fiche de contrôle doit être fait régulièrement auprès de l’agence spécialisée, elle renseigne sur d’éventuelles pannes et les maintenances à y apporter. La périodicité est fixée selon chaque commune, mais est généralement annuelle. La norme EN 1717 classe ce dispositif dans les protections de type B, cela signifie qu’il est très efficace en raison du contrôle dont il fait l’objet.

La consommation d’eau potable courante est réglementée par de nombreux dispositifs. D’abord, le règlement sanitaire départemental fixe les obligations des ménages. Selon l’article 16.1 : « les installations d’eau ne doivent pas être susceptible […] de permettre à l’occasion de retour d’eau, la pollution du réseau public d’eau potable ou du réseau intérieur à caractère privé par des matières résiduelles ou des eaux nocives ou toute substance non désirable ». La loi affirme même la nécessité d’un système de déconnexion dans l’article 16.3. Ensuite, le Décret nº 2007-49 du 11 janvier 2007 précisera le champ d’application du règlement général. La réglementation des ICPE affirme quant à elles, les conditions de raccordement sur le réseau public. D’autres dispositions antérieures pour la protection des installations d’eau existent comme la circulaire ministérielle du 13 septembre 1978. L’installation d’un disconnecteur peut parfois faire l’objet d’autorisation par la puissance publique, c’est l’article 2 de l’arrêté du 18 janvier 2002 qui consacre cette attribution.

Dans le cas d’un disconnecteur contrôlable, l’attestation de mise en conformité est précédée d’une étude de l’installation. Lorsque l’étude se révèle positive, la certification NF est assortie. C’est un indice sur la qualité et la sécurité qu’offre un produit. Dans le cas des disconnecteurs, c’est la NF045. Il s’agit ici d’un signe d’antipollution d’une installation d’eau. Un certain nombre de critères sont évalués à ce propos, entre autres les critères de résistance et d’étanchéité. Le revêtement du dispositif est également examiné, les disconnecteurs en laiton ou recouverts de cataphorèse sont reconnus par exemple pour leur longévité.

Il est indispensable de protéger son système de chauffage contre d’éventuelles pollutions. Les retours d’eau sont fréquents sur les installations connectées au réseau public. Cela peut être dû parfois à un dysfonctionnement du système. Le disconnecteur empêche cette eau polluée de contaminer vos installations. Les autorités publiques ont compris l’utilité d’un tel dispositif et en ont d’ailleurs fait une obligation légale, la maintenance est à prévoir une fois par an.

photo Serveau
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Foire aux questions:

Par siphonage ou surpression, le retour d’eau se produit lorsque le sens normal du fluide est inversé dans le circuit de distribution. Ce retour peut ramener au réseau général de l’eau polluée et ainsi contaminer l’eau potable. Le disconnecteur isole automatiquement les réseaux public et privé. Il garantit l’utilisation et la consommation d’eau potable à tout instant, quels que soient les dysfonctionnements observés sur le réseau. Un contrôle annuel des dispositifs anti-pollution est donc imposé une fois par an.

Les ménages, les entreprises et les industries agricoles… La législation impose à toute personne propriétaire d’une installation raccordée au réseau d’eau potable de protéger ce dernier à hauteur des risques qu’il lui fait courir (chimique, bactériologique, etc.).

L’organe est composé de 3 clapets. Ils empêchent le fluide de passer dans le système de chauffage. Ces trois dispositifs sont tous reliés à une chambre commune. Quand Le premier clapet s’actionne, il interdit au refoulement du liquide d’accéder au circuit d’eau potable, c’est un clapet antiretour. Du côté de l’utilisateur, le disconnecteur déploie son clapet taré. C’est lui qui autorise le passage de l’eau potable jusqu’au remplissage du réservoir. Pour qu’il s’actionne, l’éviction de l’eau souillée aura été effective en amont. Lorsque le liquide refoulé bute contre le système antiretour, il cherche néanmoins à faire fuite. C’est en ce moment que le clapet de décharge s’ouvre du côté des égouts pour laisser passer la pollution. L’évacuation de l’eau souillée dans les égouts est ainsi assurée et le circuit d’eau potable continue en ce moment de fonctionner normalement.

Il est conseillé d’installer un disconnecteur dans un endroit sec. Le cadre doit être facile d’accès en cas d’éventuels dépannages. Il ne doit pas être également encombré, sinon l’orifice du clapet de décharge peut être bouché et le liquide refoulé ne pourrait ainsi pas sortir. Les mesures sont plus strictes en cas d’installation du disconnecteur BA. Il doit loger dans la partie commune du bâtiment bien aérée.

Nous assurons, grâce à nos techniciens bénéficiant d’une habilitation de compétence, la maintenance de tous vos disconnecteurs conformément à l’arrêté de janvier 2007, au Code de la Santé publique et au règlement sanitaire. Nous testons successivement :

  • L’étanchéité des vannes, clapets, membranes, soupapes.
  • La conformité de pose de l’ensemble de protection.
  • Les valeurs de pressions différentielles qui contrôlent la disconnection.
  • Le bon état des composants de l’installation, le fonctionnement correct ainsi que la conformité des montages sont ainsi complètement contrôlés.

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